Au gre du vent
photoblog de la france a l'asie (on espere), a la decouverte d'autres lieux et cultures, au travers des rencontres, et tout simplement avec notre tente, nos sacs, nos pieds et quelques annees de stop dans les pattes.

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vivement dimanche!

Ca y est, nous sommes mardi, et enfin quitte loutraki. On a pu voir les gens qu'on voulait, choper 2-3 adresses, et meme fumer une cigarette (c'est comme ca qu'ils disent ici). Dans le bus quittant la station balneaire, pas plus enjoues que ca. Il faut dire que l'on a passe une nouvelle nuit dehors, mais pas sur la plage (la nuit d'avant, on y a dormi, et comme nous avions vu 2 toutous, on les a nourris pour qu'ils restent et nous gardent pendant la nuit. bilan: l'un d'eux s'est epris de nous et surtout de notre douillet duvet, et s'en est suivie une attaque de puces.), devant la maison d'un pote d'enfance a pandalis avec qui nous avons donc passes notre derniere soiree. La, c'est les fourmis et les moustiques qui nous ont devores. Du coup, fatigues de nos deux nuits et de notre tsigara, pas de reaction, nous quittons la ville avec fatigue et souvenirs melanges. La sieste du voyage aurait pu bien se passer, si un c... n'avait pas coupe la route et fait klaxonner le chauffeur de bus.

Arrives a la capitale, un seul but s'impose: aller sur le front de mer chez Yanis et deposer nos 'heavy bags'. Nous arrivons au point P (apres avoir croise une grand-mere qui apres une discussion fort charmante s'est averee en train de nous faire l'apologie de l'eglise de scientologie), mais pas de Yanis. Juste une vieille dame a qui nous expliquons la situation et qui nous propose l'hospitalite d'une chaise. Apres une petite heure, notre ami arrive et a premiere vue ne me reconnait pas (il m'a pris pour un bresilien) et me demande de l'aider a porter ses sacs. Quand il a vu Gwen, il a de suite compris et nous a embrasses chaleureusement. Nous discutons un peu, mangeons, puis il insiste pour nous payer une glace, mais nous etions deja gaves,et mes dents ne supportent plus la vue du froid (soyez pas si bete que moi, brossez vous les dents!)

Je reprends les mots en suspend de ju. L'inspiration l'a laissee. Je vais quand meme refaire un petit tour en arriere. Cela ressemble un peu au travaux d'hercule, je m'explique:

Lundi, nous avons rencontre Nikos et Fitos, 2 gars de loutraki. Le deuxieme, nous l'avions souvent croise, et d'ailleurs, comment ne pas le remarquer, il a les cheveux plus longs que tous les habitants de loutraki reunis (c'est une image bien sur) .

Nous etions au cafe internet et il vient nous proposer de fumer une cigarette. Nous avons passe la soiree avec eux. Son ami Nikos fait du kung-fu depuis un an, et il s'est mis a nous parler des energies entre les gens, des etoiles, etc... Un peu fatigues, nous l'avons plus ecoute que parle. C'etait tres interessant, et pour ma part, a l'ecouter parler, c'etait comme si un poid pouvait sortir de moi. Comme tout voyage je pense, celui-ci va donner lieu a de multiples introspections et questionnements.

Au cours de ces trois mois passes en Grece, et surtout a l'hotel, je ne me suis pas toujours sentie tres a l'aise. Comment rester neutre face au jugement des gens? Comment ne pas juger soi-meme, par exemple, cet orgueil d'etre grec, et ce rejet quasi constant a l'egard des albanais, des roumains, des bulgares? Avec toutes nos bonnes idees quelques fois les personnes que nous avons rencontrees en nous devoilant la "pensee grecque" nous ont amenees a les juger ( je parle en general, bien sur, tous ne sont pas pareil). En dehors du "ela my friend!" nous avons aussi compris quelque chose avec ju:si une personne que nous venons de rencontrer a tendance a ne s'adresser qu'a un seul d'entre  nous ( et souvent en essayant de flatter l'ego  de l'un de nous) mefiage aussi.

Pour revenir a nikos, il a utilise le terme de 'labyrinthe' a propos de Loutraki. Je ne saurais expliquer vraiment pourquoi, mais ce mot m'a touchee. Peut etre d'une parce que nous avons endosse un costume et un role qui n'etaient pas les notres dans cet hotel, ce qui amene quelquefois a se perdre autant en nous, qu'entre nous deux. De deux parce qu'ici nous avons rencontre beaucoup de personnes a caractere double. Entre cette grande gentillesse que nous avons trouve chez la plupart, et puis, apres quelques temps, on se rend compte que c'est une gentillesse plus calculee. De Kosta, notre pote du parc de Loutraki, Vassili "el doktor" dont le savoir est grand mais l'orgueil encore plus, Feli, qui a commence par m'encenser pour finalement me regarder avec le sourire client apres deux accrocs, jusqu'a notre gentil loup de mer, Yanis, qui s'est avere un gentil pervers ( d'accord, il est seul et ca le fait soufrir, est-ce une raison pour absolument vouloir me faire un kiss apres avoir envoye ju faire les courses?). Nous etions bien content de le revoir, pas parce qu'il veut toujours nous payer la bouffe ou nous offrir des tas de choses, mais quelle deception de voir ses motivations profondes.

Tout ca pour dire ... a en entendre parler beaucoup, ils ont le meilleur air, la meilleure nourriture, la meilleure philosophie du monde, pourquoi irions-nous jusqu'en Inde ou c'est infeste de maladies?

Nous etions un peu sur cette note desabusee, trois jours avant de prendre l'avion, tout en sachant que nous avons quand meme rencontre des personnes extraordinaires ici. Et finalement, c'est chez une petite bonne femme dont le nom est aussi petillant que sa personnalite, que nous avons passe nos derniers instants en grece: Pepi.

Au final, nous sommes partis tres heureux du pays, nous ne garderons que les bons moments, les mauvais nous ayant appris et ayant repondus a cetaines de nos questions. Nous reviendrons certainement redecouvrir differemment cette contree.

Cela dit, VIVEMENT DIMANCHE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Publié à 11:32, le 14/06/2008, Athènes
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